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Amnay, fils de l’Atlas

A l’ombre de l’Atlas

Yitto avait la beauté rieuse et libre des filles de l’Atlas. Ses yeux verts tachetés de noisette et soulignés à l’antimoine, lui conféraient ce regard envoûteur qui a, des millénaires durant, ensorcelé les hommes de son pays et ceux venus de lointaines contrées. Ses cheveux bruns sagement tressés lui donnaient un air pudique et son drapé, attaché sur sa poitrine par des fibules d’argent, laissait deviner un corps svelte et souple. C’était le jour de la lessive et elles étaient plusieurs filles et femmes à s’affairer en bavardant gaîment au bord du fleuve Khoumane de la campagne environnante de Volubilis. Elles lavaient les lainages qu’elles avaient tissés à grand coup de « Tirrecht »* et d’eau claire.

Non loin de là, Amnay, caché derrière un arbre, dévorait Yitto des yeux.  Ils étaient nés le même jour, dans  la même tribu des Izlaten et avaient grandi non loin des eaux de Juba (Aquae Jubae) que l’ignorance et l’oubli transformèrent des siècles plus tard en Moulay Yacoub. Ils avaient joué ensemble, près de leurs mères respectives, jusqu’à ce que l’amour, à leur insu, tissât d’autres liens entre eux.

Amnay  était de taille  élancée, vigoureux, ses cheveux noirs bouclaient autour de son visage aux traits réguliers. Ses yeux couleur de miel étaient vifs et intelligents. Son père possédait un champ d’oliviers et un pressoir. Son caractère stable et conciliant le faisait apprécier de tout le village. Il aimait profondément Yitto et leurs noces étaient prévues pour la prochaine fête des moissons.

Sur le chemin de retour Yitto aperçut Amnay qu’elle rejoignit discrètement.  Elle fut alarmée par la tristesse de son regard. « Mach Yaren?» « qu’est-ce que tu as » lui demanda-t-elle en lui caressant les cheveux.  Il la regarda, les yeux rougis par des larmes qui ne descendaient pas. « Je dois partir ». « Partir ? Où ? Pourquoi ? » Il la regarda encore comme terrifié par les paroles qu’il allait prononcer et finit par lâcher : « Avec les Romains, là-bas, au Nord, au delà des terres et des mers ».

Yitto se figea, le sang se retira de ses joues. Foudroyée par la nouvelle, elle s’évanouit. Il l’a prit dans ses bras, se dirigea vers la rivière et la déposa avec délicatesse puis aspergea son visage d’eau fraîche. Elle ouvrit les yeux. L’espoir bref que ce ne fut qu’un mauvais rêve, puis son regard s’assombrit à nouveau à la vue des yeux tristes et graves d’Amnay.

« Non Amnay ! Pas les Romains !» s’écria-t-elle. Mais elle savait déjà qu’elle ne pouvait rien contre l’appel de Rome quand Rome jetait ses appâts pour lever ses troupes afin d’assouvir sa soif de puissance. Amnay et Yitto marchèrent âme contre âme. Il l’entoura de ses bras. Puis ils se séparèrent dans un déchirement silencieux. Rome avait frappé les fiancés de l’Atlas.

Amnay se leva avant l’aube. Sa mère bénit l’obscurité qui cachait ses yeux rougis, lui prépara un petit déjeuner de soupe d’orge au lait de chèvre, du pain parfumé à l’Azukenni *, de l’huile d’olive et du miel. Il mangea du bout des lèvres, s’arracha de l’étreinte de sa mère et de ses sœurs et s’éloigna à la hâte avec ses frères son père qui l’accompagnèrent jusqu’à la porte du sud-est de Volubilis comme une offrande humaine que l’on sacrifie à un dieu perfide.

Ce jour là, Amnay Yiddir allait devenir un soldat de Rome. Seul devant son destin, il se rendit au Forum, le cœur de Volubilis, lieu des activités sociales, commerciales et administratives, afin de s’inscrire au régiment de cavalerie, et il devint Amnius Idirius. Il  rencontra de nombreuses connaissances rassemblées là par une même destinée. Sans laisser paraître son isolement à ses futurs compagnons de route, Amnay  méditait sur sa situation, son engagement, son amour pour Yitto. Fier et tranchant comme les hommes de cette Maurétanie Tingitane qui avaient, grâce à un des leurs, Lucius Quietus, crée un régiment de cavalerie composé uniquement de Maures, dans l’armée romaine.

En Amazigh « Amnay » signifie le cavalier et Amnay adorait les chevaux. Il avait entendu parler de Lucius et il vouait une grande admiration à ce héros maure qui avait conquis l’Orient pour l’armée romaine. L’empereur Trajan avait compris l’avantage pour Rome de laisser faire ce guerrier redoutable qui rasa, pour Rome, la Dace, la Syrie et la Judée. Mais qu’est-ce que l’Histoire sinon une suite de faits d’armes. Les morts ne comptent pas. Rome rasait pour établir sa Pax Romana. Rome exécrait particulièrement les Juifs, parce que leur puissance n’était pas dans les armes mais dans leur foi. Leur croyance en l’Unicité de Dieu leur faisait refuser toute tyrannie humaine, fut-elle celle de Rome. Et le massacre des uns fait la « bravoure », la « force de  civilisation » de ceux qui pénètrent dans l’Histoire par la grande porte, c’est-à-dire celle de la tyrannie.

Les exploits de  Lucius Quietus flattaient ses compatriotes amazighs. Amnay rageait secrètement contre Hadrien qui avait fait assassiner leur héros dès son arrivée au pouvoir en 117.  Cinq ans après, en route pour servir ce même Hadrien contre d’autres innocents plus au Nord, Amnay se souvenait du soulèvement de son peuple. Le jeune adolescent qu’il était alors gardait en mémoire cette révolte contre Rome qui engageait, élevait, glorifiait puis tuait au gré de ses empereurs. Il avait appris à se méfier du pouvoir romain. Mais Rome c’était aussi l’ailleurs, et dans les veines d’Amnay bouillonnait ce sang maure où se mêlait l’amour pacifique de la nature chanté dans ses poèmes, le goût fougueux de l’aventure et le courage de l’affronter.

L’expédition vers le Nord commença par le rassemblement des troupes sous la direction d’officiers romains, puis la sortie par la porte de Tanger qui menait vers le Decumanus Maximus ou la voie principale qui allait de Tipasa à Tanger.

Ils étaient cinq cents hommes, légionnaires romains et auxiliaires. Leur chef de compagnie romain s’appelait Casius Valerius, et le chef maure des auxiliaires s’appelait Melilius Mauritius. Amnay et ses compagnons l’appelaient de son nom amazigh  « Oumlil ».

Le convoi quitta Volubilis le lendemain. Le contingent se dirigea vers l’Ouest jusqu’à Gilda. « Quel sera mon sort ? » se demandait Amnay le soir, après une longue journée de voyage dans l’air clément de ce printemps de l’an 122 en pensant à Lucius Quietus.  Hadrien avait calmé la révolte des Maures et les recrutaient à nouveau. Ne pouvant plus combattre les tribus farouches du Nord de l’île britannique, il utilisait d’autres « barbares » plus ou moins romanisés pour contenir ces tribus des Pictes, ancêtres des Ecossais, derrière un mur. C’est ainsi qu’Amnay, qui se rendait souvent à Volubilis où il comptait quelques amis artisans, entendit parler du Mur d’Hadrien. Excellent cavalier et profitant de l’existence de ce régiment spécial de la cavalerie maure au sein de l’armée romaine, il se fit engager pour la construction de ce mur. Ses compagnons de régiment avaient quitté, comme lui, leur métier, leur terre, leur famille pour bâtir et garder le Mur de Rome.

Après Gilda, ils contournèrent la zone marécageuse de Banasa jusqu’à Vopiscianis. Etape par étape, ils allaient vers le Nord en direction de Tanger. Les forts romains défilèrent le long de leur marche : Tremulis, Oppido Novo, Ad Novas, Zilil, Ad Mercuri, et ils finirent enfin par arriver à la ville mythique et magique de Tingi !

Depuis 42, Tingi avait été déclarée colonie romaine. Elle était devenue un de ces entrepôts les plus importants de la Méditerranée d’où Rome drainait aliments de luxe tel le fameux « garum »*, produits agricoles, ivoire, plantes médicinales, animaux pour cirque, esclaves. Rome organisait le commerce fructueux de Tingi et recevait les caravanes de matières premières venues d’Afrique. Le proconsul Romain nommé à Tingi  commandait les chefs de tribus amazighes. Amnay tomba en admiration devant cette cité qui grouillait de marchandises, de gens colorés, d’impressionnants animaux africains de toutes sortes.

LE DEPART

Deux jours trop courts dans cette ville magique, et Amnay s’embarqua avec ses camarades auxiliaires et leur encadrement romain sur le Nautilus. Ils voguèrent le long des côtes espagnoles, gauloises et britanniques pour accoster au bout de deux mois près du Fort Alauana, le Fort romain le plus proche d’Aballava.  Dans ce fort romain, quartier général pour les soldats du Mur et grand centre de commerce maritime, il retrouva l’aspect multi culturel de Tingi.  Après deux jours au Fort, ils prirent la route vers Aballava qui deviendra en d’autres temps  Carlisle.

Ainsi commença pour Amnay sa nouvelle vie sur cette terre d’eau et de brume. Cette terre si verte, si froide. Qu’est-ce qui pousse les hommes à partir ? Leur instinct primitif de chasse, le goût de l’aventure, l’attrait de l’inconnu ? Le fils de l’Atlas se fit tant bien que mal à sa vie nouvelle. Vêtu de sa côte de maille, de son casque, armé de sa lance, de son bouclier et de son épée pour les combats, il se sentait presque Romain,  il « protégeait » la « civilisation » de l’Empire contre les tribus celtes. Ces Pictes et ces Brigantes qui, comme son propre peuple, étaient les plus vieux habitants de leur île.

Romain ! Dans vingt cinq ans, il aura sa retraite, son diplôme de soldat, la citoyenneté romaine et un lopin de terre pour sa retraite. Mais quand le soir, il déposait ses armes, léger, il redevenait amazigh et pensait aux siens, loin de toute cette brume. Il pensait à Yitto, si belle, et son cœur se serrait. Pourquoi les hommes quittent-ils toujours leur bien-aimée? Pourquoi sont-ils constamment déchirés entre l’amour qui donne la vie et la guerre qui tue ?

Pierre après pierre,  fort après fort,  tourelle après tourelle, le Mur avançait d’Est en Ouest, traçait une coupure entre la tête « barbare » de l’île au Nord  et son corps romanisé au Sud. Pendant les six ans de construction du Mur, Amnay protégeait la solidification ou se battait avec les indigènes celtes qui n’entendaient pas se faire emmurer sans résister, puis, épuisé, il rentrait au dernier fort construit, où il retrouvait, dans l’intimité, les souvenirs de sa famille, de son ciel si bleu, de ses oliviers,  et des yeux noisettes de Yitto.

En 139, l’Empereur Hadrien eut son Mur et Amnay s’installa dans le dernier fort au Nord Ouest de l’île Britannique.  Le fort Maia fut le quatre-vingtième et le dernier fort construit au Nord Ouest de l’île. Il rassemblait la communauté maure dans cette région marécageuse, ce paradis des oiseaux où des bras de mer s’enfoncent dans la terre qui se nommera plus tard le Solway.

Peu à peu la vie se fit plus tranquille au fil des jours au fil des années, les tribus du nord comprirent malgré elles que Rome, ennemi d’un genre nouveau, s’était installé avec son mur forteresse, ses routes, ses forts, ses vicus*, ses soldats, ses artisans.

Rome n’avançait plus. Ses soldats gardaient les « Barbares » à distance et vivaient une vie mondaine, paisible. En témoigne une lettre d’invitation qui restera dans les archives de cette région du monde, lettre de Claudia Severa invitant Sulpecia Lepidina, la femme du préfet romain de Vindolanda  à son anniversaire un 11 septembre. Mais quoi de plus ennuyeux qu’une vie paisible pour un soldat ? La vie calme était contre nature pour le fougueux Amnay. Romains, « Barbares » du Sud, et même certains « Barbares du Nord » qui avaient fini, après l’avoir combattue, par céder à la tentation de la « Pax Romana », se côtoyaient dans cette vie organisée où chacun avait son rang, sa place, sa fonction.

L’un de ces hommes du Nord tenait une forge dans la ville près du fort de Maia. Sa fille rousse aux yeux d’un bleu intense avait repéré Amnay et s’arrangeait pour tourner autour de la forge lorsque celui-ci venait y faire réparer ses armes. Il finit par la remarquer. Il avait beau chercher à s’accrocher à l’image de Yitto, il ne pouvait plus se contenter d’un souvenir, et au fil des jours le souvenir de Yitto s’estompait devant les yeux bleus et le corps svelte et si vivant de Gwendolyn.

Dix ans s’étaient écoulés depuis ce printemps où il avait quitté sa terre natale. Quelques aventures furtives sans lendemain et puis cette fille au sang fougueux qui faisait bouillonner  le sien. La nature aidant, Amnay et Gwendolyn s’aimèrent puis s’unirent discrètement, la loi romaine n’autorisant pas les mariages de ses légionnaires.

TAMAZIRT*

La campagne rieuse de Volubilis, Oualili, cette ville qui porte le nom d’une fleur, le chant des oiseaux et des femmes au printemps, tout cela avait perdu son charme pour Yitto. Rien n’avait plus le même goût de jeunesse, d’insouciance pour elle depuis le départ d’Amnay. Amnay ! Son compagnon d’enfance devenu le beau jeune homme qui faisait palpiter son cœur. Elle l’attendit année après année, cultivant son amour avec les images de leur jeux d’enfants puis d’adolescents sous l’œil bienveillant des gens de leur tribu.

Amezul  (Le courageux), frère de Yitto, qui portait bien son nom, perpétuait à sa manière la tradition de sa tribu : rompu à l’art de la cavalerie, il entraînait les soldats romains à l’art de ses ancêtres à Volubilis. Un jour de permission, il ramena avec lui  un camarade romain  nommé Flavius.  Flavius, grand, bien bâti, les yeux verts et les cheveux blonds, s’était pris d’amitié pour Amezul, et à travers leurs échanges il commençait à s’intéresser et à comprendre la culture de peuple amazigh dont Rome occupait la terre depuis plusieurs siècles. L’hospitalité étant un vieux réflexe dans cette région du monde connu, Amezul invita donc son ami romain chez ses proches.

Flavius fut enchanté par l’accueil qui lui fut réservé : la spontanéité, la nourriture, les chants et les danses des femmes. Mais il fut surtout émerveillé par la beauté et l’esprit de Yitto. Il eut du mal à détacher ses yeux d’elle. Sur le chemin de retour vers Volubilis, il ne put s’empêcher de parler d’elle à Amezul. Ce dernier garda un silence songeur. Cela faisait si longtemps qu’Amnay, le fiancé naturel de sa sœur était parti et que sa petite sœur chérie était plongée dans la mélancolie en refusant tout autre prétendant. Amezul aimait Yitto profondément et voulait la voir heureuse. Son ami romain, était si ouvert, si franc qu’il l’avait nommé Annekaf (le généreux). Il était jeune, bel homme. « Eh ! Je te parle » lança Flavius, et Amezul sortit de sa rêverie. Ils rentrèrent à Volubilis. Amezul se promit d’inviter son ami plus souvent.

Au village, Yitto aussi était songeuse.  Flavius avait laissé derrière lui un je ne sais quoi de réconfortant, une fraîcheur qui suscita en elle un sentiment de renaissance. Peu à peu, elle se prit à attendre ses visites qui se firent de plus en plus rapprochées. Cette nouvelle présence, la douceur et la beauté de cet Apollon romain eurent le dessus sur le fantôme d’Amnay.

Au-delà des guerres et des pouvoirs asservissants, l’amour prévaut et la simple attirance entre un homme et une femme finit toujours par triompher quand elle ne crée pas un de ces drames de séparation qu’on retrouve dans toutes les littératures de l’humanité. Amezul n’eut pas trop de mal à convaincre ses parents : Berbères et Romains cohabitaient dans l’adversité ou la concorde depuis des siècles. De plus, si les Romains imposaient leurs lois et leurs dieux, ils laissaient les autochtones libres dans leurs croyances locales.

De visite en visite Yitto succomba au charme de Flavius qui la demanda en mariage.  La cérémonie fut belle en chant, en couleurs chatoyantes et en chants et en danses joyeuses. Yitto retrouva sa gaîté. Flavius était aimant et attentionné. Des mois d’amour et leur couple fut béni d’un beau garçon qu’ils nommèrent Afulay comme leur contemporain le célèbre écrivain platonicien numide, dont le nom sera latinisé en «  Lucius Apuleus ».

Bien plus loin au Nord naquit un autre enfant, un autre fruit d’une autre rencontre de peuples, au hasard de l’histoire qui déplace et manipule les êtres humains. Une petite fille avec les yeux bleus de sa mère et les traits de son père qu’Amnay nomma « Tazerwalt », celle aux yeux bleus. Tazerwalt grandit dans cette contrée du Nord de l’île britannique jusqu’à ce que son père atteignît l’âge de la retraite romaine. Vingt-cinq ans plus tard, avec la citoyenneté romaine, le titre d’un lopin de terre sur sa terre natale, accompagné de sa femme et  de sa fille, Amnius Idirius retrouva la campagne rieuse de Volubilis. Sa tribu lui fit la fête. Il retrouva les siens avec joie et douleur mêlées : joie des retrouvailles et douleur du déchirement de l’absence. Joie paisible et profonde que l’on retrouve sur cette terre où le déracinement souligne l’ampleur de l’enracinement millénaire, instinctif. Ses chers oliviers, les chevaux,  si présents dans cette contrée qu’ils ont donné leur nom à de lointains ancêtres, les « Equidiens ». Les tapis aux dessins sobres et aux couleurs vives. La gaîté des jeunes qui lui rappelait son enfance heureuse. Le rire cristallin des femmes. Tout pénétrait son âme et ramenait spontanément Amnius Idirius vers Amay Idir, et il sentit la parenthèse romaine se fermer.

Et puis ils se rencontrèrent !

Lorsque les regards de Yitto et d’Amnay se croisèrent, le temps s’arrêta, comme si cet instant effaçait vingt-cinq ans de séparation. Ils se revirent jeunes et insouciants, bercés par leur amour innocent. Ils revécurent les affres de leur séparation. L’attente vaine, la lutte contre l’oubli, la naissance d’un autre amour, la résistance et le travail implacable du temps auquel on finit par succomber. Un instant. Une éternité. Puis des rires joyeux les ramenèrent à la réalité : Afulay et Tazerwalt, fruits d’amour défiant les empires, jouaient non loin sous un olivier !

Glossaire :

  • Tirecht : Plante avec laquelle les berbères lavent les lainages
  • Azzukkeni : thym
  • Amghrar : Chef
  • Garum : condiment prisé par les romains fabriqué avec du sel et du poisson
  • Vicus : petites agglomérations le long du Mur d’Hadrien où vivaient le préfet,  les soldats, les artisans et leur famille.

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